rendez vous en janvier 2023

Samedi 28 janvier – 19h

La nuit des reines

Premier rendez-vous des 60 ans du Théâtre des Carmes que nous fêterons tout au long de l’année 2023, nous mettons à l’honneur deux textes d’André Benedetto, historiques et mythiques, ils résonnent dans l’actualité. Au programme également une discussion autour des comédiennes dans l’histoire du Théâtre des Carmes et des galettes des reines à partager !

LA NUIT OÙ HOREMHEB TRAQUAIT NEFERTITI A TRAVERS LES DESERTS

Akhenaton et Néfertiti ont régné pendant 18 ans en Egypte, il y a près de 35 siècles (1372-1354 av.j-c). Ils ont abandonné le culte d’Amon et des autres dieux et instauré le culte monothéiste d’Aton, le dieu suprême et unique représenté par le disque solaire. Ils ont abandonné l’ancienne capitale et en ont fondé une nouvelle. Ils ont abandonné la statuaire hiératique et suscité un nouvel art plus réaliste et familier, inspiré par le quotidien.Souhaitant une émancipation profonde des individus, ils ont prôné l’abandon des pesanteurs du passé au profit d’une nouvelle liberté.

MÉDÉE, TOURBILLON SOLO

La Médée « classique », il est admis par presque tout le monde, qu’elle a tué ses enfants parce que Jason l’a abandonnée pour épouser la fille du roi, pour se venger, le faire payer.Peut-être n’avait-elle conscience que d’être une mère porteuse, ayant un enfant en dépôt, sans grande valeur pour elle. Voir l’expression: Elle lui a donné un bel enfant!A notre époque Dario Fo et Franca Rame en font un acte de libération de la femme. D’autres font de Médée la sorcière une espèce de sauvage africaine qui ne peut abandonner ses enfants à l’Occident, et qui les tue. Je n’ai trouvé que Christa Wolf qui refuse l’infanticide et qui revient aux origines: les enfants auraient été tués par les Corinthiens pour punir Médée d’avoir tué le roi et sa fille.De nos jours on a trouvé beaucoup de cas dans la vie quotidienne, où c’est la grande misère, la solitude, la honte d’être fille mère, le refus d’un enfant du viol qui est la cause de l’infanticide, d’ailleurs statistiquement plus le fait des pères que des mères.

Entrée libre

Au programme des lectures avec une grande partie de La nuit ou Horemheb traquait Nefertiti à travers les déserts et des extraits de Médée, tourbillon solo. Et une discussion autour des comédiennes dans l’histoire du théâtre des Carmes
avec Claude Djian, Corinne Derian, Pascale Benedetto (distribution en cours)

voir quelques images de la soirée/

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