60 ans de off

VOIX du Théâtre des Carmes perdues dans la nuit

Mardi 8 Juillet

11h30 – Ouverture de la journée nécessaire des 60 ans du Off
Célébration officielle, partage du cube, pot partagé et sérigraphie participative
15h – Lecture de Statues 2.0 – Pièce qui a lancée le off en 1966
Avec Claude & Corinne Djian et Marie Hurault
16h – Table ronde – Statues dans l’histoire du théâtre et d’Avignon
17h30 – VOIX perdues dans la nuit (extraits d’enregistrement)
18h – Apéritif convivial
19h – Tout Benedetto d’un seul coup avec Nikson Pitaqaj
21h30 – Bal des 60 ans
Une création de Pascale Benedetto avec les bricolages audiovisuels de JM Peytavin.

teaser statues 60 ans
Voix perdues dans la nuit

Christian Bourgeois « CHAOS 2026 »

16 Mai 2026 18h., au Théâtre des Carmes André Benedetto
Vernissage exposition de peintures de Christian Bourgeois: « CHAOS 2026 »
présentation des œuvres sur scène par le peintre
lecture de poèmes d’André et de Pascale Benedetto
vidéos JM Peytavin

le 8 juillet 2026, remember Statues


Pose d’une plaque, cinquante ans après « Statues » en juillet 2016


En 1966, la Nouvelle Compagnie d’Avignon créait au Théâtre des Carmes pendant le festival, Statues, une pièce d’André Benedetto.

Le TNP avait donné les Troyennes à la cour d’honneur, adaptation de Sartre, avec E.Hirt et Judith Magre. Puis Béjart entra en danse dans le lieu. Grands souvenirs.

Venus de Rodez en mobylette, nous campions à la Barthelasse et avec Brigitte on caressait la sauvagerie du Rhône jusqu’au petit matin.
Le festival occupait seulement la cour d’honneur et le parvis du petit Palais comme scènes, le Verger pour discuter, et la place de l’horloge pour continuer la palabre toute la nuit.
René Duran avait repéré une toute petite affiche imprimée au pochoir et collée à intervalles réguliers sur le garde corps du pont Daladier. Dans une boulangerie du quartier des Carmes, j’avais remarqué la sculpture baroque de Georges Beaumont qui invitait au spectacle « Statues ». Bref, on a été voir. Ils faisaient des tarifs étudiants et chômeurs. Une porte d’entrée vitrée en bois verni à coté d’un garage Simca. Une petite caissière rieuse sortant tout droit d’un film de J.Eustache nous fait les tickets à la main. Un couloir, puis un espace cubique qui contient la scène et les spectateurs. Ce jour là, on était six en tout, assis sur des sièges rustiques familiers aux cinéphiles. Les échelles étaient en bois, le grill technique, espacé nombre d’or, également. Le décor était une sculpture d’objets usés. La main de l’ouvrier était subliminalement partout.

Le noir. Une voix dans le noir, qui déjà le tient à distance. Miouzic… et c’est la lumière qui vient. A l’intérieur du cube, deux cubes, avec les acteurs plantés dessus. Très proches de nous, à portée de main, sans protection chorégraphique. Le texte comme fumerolles éclairées de l’intérieur au dessus du magma. Je crois entendre quelque malice entre les cubes et l’Hécube des Troyennes, et dans cet espace clos il y a l’univers entier, tout l’espace des questions, intravagantes, extravagantes. Mais c’est aussi un tableau achevé de peintre, une variation de gris et de couleurs délavées, un retable païen. Une banderole de papier se déroule « libérez le vietnam », c’est pour le maintenant, avec en sous titre le tempo, c’est pour la musique. Le géant Atlas passe chargé de son monde en ruine, c’est pour le mythe. L’actrice a des allures de cantatrice prophétesse grecque. Lui, par moments, dans son costume empesé, pourrait être ce Godot enfin arrivé de nulle part. Entre les deux, la petite fille installe le rectangle bleu saturé d’une piscine voulue.

On à découvert ce jour là le théâtre « Totol », parce que ce théâtre contenait l’autre. Il avait l’inspiration, l’âme et les armes dont nous avions alors besoin. Puis on a discuté un peu avec ce gitan lanceur de couteaux et cette Compagnie si accueillante. On en a parlé aux potes cinéastes, on est revenus. Dans l’hiver qui suivit, André nous envoya à Rodez une longue lettre tapée en rouge majuscule sur du papier pelure, histoire de dire, on pourrait faire équipée. C’est ce qu’on à fait, finalement.

Maintenant, cinquante ans plus tard, le 7 juillet 2016 au matin, on va poser la plaque du créateur du OFF. Étrange distorsion. C’est le théâtre IN qui a été ré-inventé ici.

jmp/06/2016

Album photo Statues

RESISTANCES / RESISTANTES

le 8 juillet 2025, « La journée nécessaire »
RESISTANCES / RESISTANTES



16h sérigraphie
17h extrait Nuit au Maquis
17h30 conférence lecture de Juliette Weller sur les Résistantes de Manosque
19h chants de Résistances

intermèdes clips vidéo

9 juillet 2024 Journée Nécessaire

📣 AVIGNON OFF 24 📣

mardi 9 c’est 𝗹𝗮 𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲 𝗻𝗲́𝗰𝗲𝘀𝘀𝗮𝗶𝗿𝗲 !

📌 à 14h 𝙊𝙪𝙫𝙧𝙞𝙚𝙧𝙨, 𝙥𝙖𝙮𝙨𝙖𝙣𝙨, 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙨𝙤𝙢𝙢𝙚𝙨 … une rencontre avec 𝗟𝘂𝗰𝗶𝗹𝗲 𝗯𝗿𝘂𝗻𝗲𝗮𝘂 Apicultrice, et 𝗘𝗿𝗶𝗰 𝗣𝗳𝗶𝗳𝗳𝗲𝗿𝗹𝗶𝗻𝗴 Vigneron entremêlée de textes d’André Benedetto lus par Claude Djian, Christian Bourgeois et Regis Rossotto !

📌 à 17h 𝙀𝙢𝙗𝙖𝙡𝙡𝙖𝙜𝙚



Contribution vidéo de JM Peytavin

vidéo 15′
vidéo 14′

Journées 27-28 octobre 2023 Théâtre des Carmes

Avant programme

vendredi 27 octobre 2023 à partir de 18H30

Inauguration de l’exposition-peinture de Christian Bourgeois « Les Menaçants », d’après sa série « les Ogres

BANDE ANNONCE

voir la bande annonce

Christian Bourgeois, peintre, vit et travaille à Pouzilhac – Gard.
Compagnon de la première heure de la Nouvelle Compagnie d’Avignon, il a été chef décorateur télévision en côte d’Ivoire et au Sénégal, puis il a enseigné les arts plastiques à Paris. Il a accumulé une œuvre foisonnante, peu connue du public. L’exposition sera une bonne occasion de la révéler.

Le Théâtre des Carmes, depuis sa création, est attaché aux artistes-peintres contemporains, parmi lesquels on trouve Georges Beaumont, Louis Pons, Michel Trinquier, Ben Vautier, Ernest Pignon-Ernest, Pierre François, Cadène, Pierre Cayrol, Jacques Brianti, Bessompierre, etc

archive : article de Maïa BOUTEILLET publié dans Libération le 28 juillet 1999
Vingt et une heure trente, place des Carmes. A l’aise dans ses sandales, la mèche gris argent, André Benedetto discute sur le trottoir, devant le théâtre qu’il a fondé en 1963 et où, depuis, été comme hiver, il joue et met en scène les textes qu’il a écrits.
Le Menaçant
Un texte en forme d’inachevé, «une tentative de représentation» où le poète livre ses inquiétudes face à la peste brune, ses débats intérieurs d’artiste contre le racisme et l’intolérance. Sortes de pensées à voix haute, sans doute nourries de la lecture des quotidiens et d’une bonne dose de méfiance à l’égard de la télé.
Posté devant le rideau rouge, «à la recherche d’un héros tragique qui pourrait incarner le Mal», il en profite pour donner un petit cours de dramaturgie. Une télécommande à la main pour faire la lumière comme bon lui chante, bonhomme, il explique qu’œdipe, héros tragique par excellence, était, au fond, «un type simple, bien que né à la cour, jusqu’au jour où un vieux lui a cherché des noises au carrefour». Et, poursuit-il, avec l’accent de la garrigue, «comme il a bien répondu à la question, un peu comme au jeu des Mille francs, voyez, il a gagné la reine. On l’imagine bien raconter ça dans un bistrot ­ de toute façon, le théâtre, c’est d’abord une affaire de bistrot ­, attablé devant un pastis et des cacahuètes» » …


Programme des journées

Vendredi 27 octobre à partir de 18H30


Exposition des œuvres de Christian Bourgeois
Lecture d’extraits de « Le Menaçant » d’André Benedetto
Dirigée par Régis Rossotto
Avec Claude Djian, Corinne Djian, Nolwenn Le Doth, Charlotte Michenaut, Thomas Billaudelle, Benoit Miaule, Régis Rossotto, Florent Terrier, Florian Martinet, Héléna Vautrin

Lecture d’extraits de « Jaurès la voix » d’André Benedetto
Par Jean-Claude Drouot


samedi 28 oct 2023 à partir de 18H

« Feu d’artifice » Benedetto
Avec notamment des extraits d’ « emballage » d’André Benedetto
Par Claude Djian et Marie Hurault
des extraits de « Lola Pélican » d’André Benedetto
Par Christine Matos
Vidéogrammes de Jean-Marc Peytavin.
Des surprises
Les 60 bougies et le gâteau à partager !
Entrée Libre
Réservation au 04 90 82 20 47



Projection de vidéogrammes dessinés par JM Peytavin sur des poèmes d’André Benedetto dits et enregistrés par l’auteur, plus un monologue en duo inattendu…

Page des vidéogrammes