statues éternelles, plaquées au mur

le 7 juillet 2016, la cérémonie réunissait plus de monde et de caméras que de spectateurs lors de la création de la pièce en 1996. Bertrand Hurault en maître de cérémonie pour accueillir  les édiles locaux, Philippe Caubère,  Ariane Mnouchkine. Claude Djian et Charlotte Adrien ont donné quelques extraits de « Statues », variante théâtre de rue, ce qui n’était pas une mince affaire. Là est la grande force du théâtre. Un texte dit initialement dans le noir et enfermé dans un cube clos qui se retrouve projeté en plein soleil sur un trottoir, toujours vivant…
Puis Ariane, les ciseaux à la main, en peu de mots, à demi-voix, a parlé du corps de l’homme, de sa beauté et de sa fureur inoubliables.
D’une main de sage femme elle a coupé le fil de ce qui semblait être un cordon ombilical des limbes et le linceul noir est tombé, laissant apparaître, rivée au mur, la marque d’un commencement révolu.
Et de là on a vu surgir des milliers d’oiseaux rieurs, chacun son cri, emporter à tire d’aile l’âme libérée du poète vers les herbes folles du vent.

 

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