Jeudi 11 juillet 2019 Journée Nécessaire

Jeudi 11 juillet 2019
Journée Nécessaire
Avant Projet


8H30 – Petit train poétique
balade poétique à bord du petit train touristique d’Avignon, ponctuée d’arrêt et lecture de textes d’André Benedetto
Lecteurs : Claude Djian, Corrine Dérian, Fabrice Lebert,…
Durée 1h

11h – Atelier Sérigraphie
Par Christian Bourgeois

14h – Rencontre / débat – Les artistes dans la cité
Comment André Benedetto à investi la cité, avec la participation des habitants sur plusieurs projets.
Participation attendue d’Ernest Pignon-Ernest et Gerard Paris-Clavel ( pour leur mode d’intervention artistique spécifiquement lié à la ville) , ……
Parallèle avec le théâtre américain dans les villes ( Emeline Jouve et Kate Bredeson) .
participants : Emeline Jouve, Kate bredeson, Ernest Pignon-Ernest, Charles Silvestre, …
Rencontre introduite et ponctuée par de simples propositions, projets de mésententes cordiales et de controverses, imaginées et conçues par Jean-Marc Peytavin
Lecture d’extraits d’Auguste et Peter par la petite fille de Bertrand Hurault

21h – Concert Colette Magny par Faïza Kaddour

La journée nécessaire du 12 juillet 2018 exactement

 

05h30 – Ballade poétique au lever du soleil dessinée par Pascale Benedetto , Petit déjeuner à l’arrivée au Théâtre.

 

11h – Atelier sérigraphie avec Christian Bourgeois aux manettes
voir le clip vidéo

 

12h – Conférence – Deux enfants du siècle, Par Charles Juliet et Charles Silvestre, animé par Pascale Benedetto
voir la captation video

 

14h – Projection du film – « Comme si de rien n’était »   Avignon 68, état des choses de Jean-Marc Peytavin, 1h25,
voir le film

 

15h30 – Table ronde / débat De mai 68 à juillet 18. Avec Jean-Pierre Leonardini, Ernest Pignon-Ernest et Emeline Jouve. Animé par Michel Flandrin

16h30 – Que sera le théâtre en 2018 ?
Spectacle Avec Cyril Cotinaut, Sébastien Davis production TAC.Théâtre,

21h – Les enfants de la Manivelle
Concert d’André Minvielle et Abdelwaheb Sefsaf

 

Merci à Sébastien Benedetto et à toute l’équipe du théâtre des Carmes pour leur accueil, aux fidèles de l’empire et aux nouveaux jeunes spectateurs.

 

annonce 12 juillet 2018

LA JOURNEE NECESSAIRE 2018

Journée organisée par le Théâtre des Carmes en partenariat avec
l’association Urgent Crier.
Tous les événements sont en entrée libre sauf le concert de 21h
Dépêchez-vous de dire ce que vous avez sur le cœur !

Jeudi 12 juillet
05h30 – Balade poétique au lever du soleil
Déambulation dans les rues et au bord du Rhône avec des lectures de poèmes
d’André Benedetto. Petit déjeuner offert à l’arrivée au Théâtre.

11h – Atelier sérigraphie
Réalisation d’affiches sérigraphiées dans le hall du Théâtre. Venez participer et
repartez avec la vôtre !

12h – Conférence – Les enfants du siècle
Par Charles Juliet et Charles Silvestre

14h – Projection du film – « Comme si de rien n’était »   Avignon 68, état des choses
Roman-photo-film de Jean-Marc Peytavin, 1h25

15h30 – Table ronde / débat
De mai 68 à juillet 18. Avec Lucien Attoun, Jean-Pierre Leonardini, Ernest
Pignon-Ernest et Emeline Jouve. Animé par Michel Flandrin
16h30 – Que sera le théâtre en 2018 ?
Spectacle Avec Cyril Cotinaut, Sébastien Davis production TAC.Théâtre, Théâtre
National de Nice – CDN Nice Côte d’Azur avec le soutien de la Maison de la Poésie –
Avignon

21h – Les enfants de la Manivelle
Concert d’André Minvielle et Abdelwaheb Sefsaf

 

lien vers le site du Théâtre des Carmes

Belle journée nécessaire

17 juillet 2017, la journée nécessaire au théâtre des Carmes.
Christian Bourgeois a installé la sérigraphie en « live » et avec l’aide d’Emeline, ils ont accroché des sacs partout avec des pinces à linge, c’était un remplissage de l’espace dans la logique du séchage, beau parce que fonctionnel. Sébastien nous a accueillis avec sa gentillesse habituelle. On a installé l’écran que j’avais fabriqué à l’époque de mes installations baroques au théâtre des Carmes et qui a été cousu de fil blanc par Dominique. Pascale a construit le débat de main de maîtresse, débouché une excellente bouteille de Gigondas à midi, très appréciée par René et moi-même. Frances a accueilli les spectateurs et tenu la boutique, parce-que, malgré les apparences, nous n’étions pas nombreux en cuisine. J’ai repassé le film Textures à sa demande, un peu à reculons, et finalement c’était pas si mal. Charles Silvestre a animé le débat, parlé des Oeuvriers qu’ils ont co-écrit avec Roland Gori et Bernard Lubat, Ernest Pignon Ernest est venu raconter comment il avait vécu l’entreprise Emballage, ce qui restera une tentative rare de mise en images du Capital de K.Marx. De tête, il en a dit les premières pages, trop fort… et Ernest qui a une excellente mémoire nous a aussi narré les matinées studieuses de la préparation avec André.
Nelly Pulicani a joué une nouvelle version du Mémento Occitan, moins habitée que la première. Mathias Timsit a conclu la journée.
On a revu des amis, connu de nouveaux. C’était une excellente cuvée.

 

ici, quelques images de la journée

 

 

BENEDETTO, La journée nécessaire, 17 juillet 2017

Le Théâtre des Carmes et l’association Urgent crier organisent une journée autour du texte Emballage.

emballage_lt

Commande de Bernard Mounier alors Directeur de la Maison de la Culture du Havre :
« Tu arrives, tu réagis et tu écris une pièce. », André Benedetto écrit « Emballage » en 1969
en collaboration avec la classe ouvrière du Havre. La création se fait à la bourse du travail du Havre en 1970

 

 

11h Atelier sérigraphie avec des illustrations d’Emballage
15h Projection de Textures sur les traces d’André Benedetto
Film de Jean-Marc Peytavin
17h L’ « oeuvrier » Benedetto
Conférence ponctuée d’extraits de lecture d’Emballage.
Par Charles Silvestre, Bernard Lubat et Roland Gori auteurs du Manifeste des oeuvriers
Un homme peut-il rencontrer un livre même s’il n’en est ni l’auteur ni le lecteur ? Oui !
L’homme a pour nom André Benedetto, le livre a pour titre Manifeste des oeuvriers.
21h30 Memento Occitan d’André Benedetto – Théâtre
Par Nelly Pulicani
22h30 Un auteur avec un acteur dans le corps d’André Benedetto – Théâtre
Par Mathias Timsit

 

Entrée libre toute la journée sauf le spectacle de 22h30

voir le détail de la journée nécessaire 17/07/2017

Remember Jo Benedetto

Samedi 21 janvier. Remember Georges Benedetto en famille. Pascale et Christian ont accroché plein de photos et de textes aux murs. On a écouté l’intégrale de Géronimo. Sur scène quelques objets de la pièce, un joli reflet dans la lampe à pétrole concocté par Sébastien. Le vide du plateau est encore trop violent semble-t-il. Il faut fermer les yeux, entendre cela comme un trio de Mozart pour piano, violon et violoncelle. La verdeur acidulée de Mad, les emballements oniriques de Jo, André tenant la baguette de l’équilibriste. Homère, l’aède grec, devait produire avec sa « lyre » rudimentaire, une épopée de ce type. C’est vraiment l’idéal pour entendre le sens des mots, tout en somnolant au fond de la salle…
Après la galette des rois on s’est écouté aussi San Jorgi Roc, en projetant sur le mur du fond de scène quelques images en noir et blanc, plateau vide, juste le reflet de la lanterne. Cette prosopopée est adaptée à la situation, elle est déjà en connexion avec l’au-delà. Dans cent ans ce mur gémira encore pour convoquer les vivants à l’Histoire des hommes.

JMP

 

Le texte de Véronique Benedetto

 

Merci pour cet hommage  à Jo, Pascale : ton oncle. Mon père. A tous ceux qui au fil des décennies ont pris et conservé les photos exposées/projetées ce soir . A ceux qui ont enregistré et conservé, voire nettoyé, les documents sonores.

Merci à vous ce soir qui avez préparé cette commémoration, qui en avez eu l’idée. Hommage qui ne peut qu’évoquer d’autres disparus :  Hélène, André, Anne, Jacqueline, Françoise …

Jo avait un fichu caractère mais il était un homme de cœur. Il avait aussi un vocabulaire très imagé et presque caricatural : counifle, figure de poulpe, pute borgne, fan de pute, cure-biasse ( c’est le surnom qu’il donnait à Françoise ma sœur cadette). J’en passe .
Et cette voix un peu chuintante à cause d’un bridge qui le gênait dans son élocution, ce ton un peu théâtral selon les circonstances.

Né le 21 septembre 1937, marié à 21 ans, père cinq mois plus tard puis moins de 12 mois plus tard encore, il avait été éducateur sportif ou professeur d’Education physique quand ma mère l’avait entraîné à St-Enimie dans le Tarn, puis ferrailleur qui sait où et avait fini par se ranger – du moins en apparence –  en entrant à la SNCF comme on entrerait au séminaire.
Une de mes plus grands fiertés a été de le voir « chef de gare » à L’Isle sur Sorgue, avec sa tenue et son képi, son sifflet que j’ai conservé siglé SNCF. Il sifflait pour faire partir les trains, manoeuvrait les aiguillages. Il ne faisait d’ailleurs pas que cela : à cette époque nous eûmes de nombreuses fois l’occasion de déguster des truffes comme on dirait aujourd’hui tombées des wagons . Sacré saloupiaud, va !

Il chassait aussi et pas que la sarcelle et le perdreau. Avant que notre rébellion ne se réveille, Françoise et moi, nous l’accompagnions le dimanche à la chasse et levions les perdreaux dans les vignes en cavalant et en faisant du bruit. Bourreau d’enfants !

Maman nous accompagnait aussi, mais elle cherchait les champignons et ramassait un tas d’objets à recycler à l’école : elle était institutrice d’abord en primaire puis en maternelle. Elle aurait voulu être styliste mais n’avait pas pu réaliser son rêve : à cette époque-là l’ascenseur social était un peu en panne. Après le lycée d’Arles, elle avait pu faire propédeutique et rentrer à l’Education nationale. Sa passion pour la couture, elle l’a cultivée à la maison en se cousant de jolis tailleurs et en nous confectionnant des vêtements parfois improbables, avec des tissus très étranges, déstructurés comme on dirait aujourd’hui. Ce hobby nous condamnait souvent à enlever les fils de bâti, « sans les couper, hein, pour pouvoir les réutiliser » : pour nous c’étaient des économies de bouts de chandelle et je ne jette jamais une chute de fil sans penser à elle.

Jo cultivait l’apéro, le tiercé et faisait du théâtre avec son frère André.

Je me souviens, au début de l’été 1972, à la fin de l’année scolaire, je passe chercher les résultats du BEPC devenu Diplôme national du Brevet au collège Jean Brunet d’Avignon et je déboule au théâtre en pleine répétition avant le Festival : je laisse aux exégètes le soin de retrouver le nom de la pièce qu’ils préparaient cette année-là. Et du fond de la salle qui était assez différente de ce qu’elle est aujourd’hui, sans aucun respect pour les acteurs en plein travail,  je beugle « papa, ça y est . J’ai mon Brevet ».

Il se fige et hiératique me jette en me pointant du bras plus que du doigt : « Ne m’appelle plus jamais papa en public (il n’y avait aucun public, c’était juste une répétition). » Puis : « Bédigue, je me doutais que tu l’avais réussi ». Ce fut ma première claque en public.

Des souvenirs il y en a beaucoup, au théâtre ou en famille. Mais un autre me revient qui le met parfaitement en scène. Il avait décidé d’emmener Léo, son premier petit-fils ( Merci Frances pour cette photo que tu as prise à la maternité d’Avignon le jour ou le lendemain de sa naissance. La maternité était encore à Sainte-Marthe, à la fac actuelle. J’ai bien changé, Léo aussi car il a 32 ans maintenant. Quant à Jo il n’a pas eu l’occasion de beaucoup changer puisqu’il décédait en 1995 soit 11 ans plus tard.)

Bref voilà Jo et Léo partis en train de Montfavet à Salon-de-Provence où habitait Mamie Paulette. Malgré mes petits moyens financiers, je l’avais habillé de neuf : c’était un grand jour pour eux deux, leur première sortie en fait. Léo avait pour consigne de dire au contrôleur qu’il avait trois ans. Car à trois ans le billet était gratuit. Et Jo étant de la maison ne payait pas le train en seconde classe. Donc dans la micheline, le contrôleur passe et dit à Léo : que tu es mignon et sage, quel âge as-tu ?
Et mon Léo de rétorquer : Dans le train j’ai trois ans mais à la maison j’en ai quatre.Le but n’était pas de resquiller par manque d’argent bien sûr mais de resquiller pour le plaisir : c’était tout Jo ça aussi.

Sans compter qu’il me ramena Léo en guenilles : « et, merde, il a joué au cochon pendu au stade ! » fut l’explication.

Véronique Benedetto, Avignon Théâtre des Carmes le 21 janvier 2017

 

 

 

Georges « Jo » Benedetto

Sur une idée de Pascale – un focus sur des acteurs et personnages qui ont été des piliers du Théâtre des Carmes –

et pour commencer, il y a Jo, Georges Benedetto,

En conserve, une bande-son du 4 mai 1978  de Géronimo (dernière représentation) que j’écoute toujours avec un rare plaisir.

J’ai bricolé un petit montage Géronimo ( pièce intégrale, 1h40) revisité avec 10 photos qui me restaient et d’autres exhumées par Christian Segurens, plus un prologue ad-hoc d’André écrit plus tard en 1998,
il y aura peut-être une séance publique d’écoute sonore de la pièce sur la scène vide du Théâtre des Carmes en 2017….

Ici La bande-son-vidéo de Géronimo

 

et aussi le texte en occitan « San Jorgi Roc », écrit et joué par André après la mort de Jo, en 1997-1998, pour lequel j’ai aussi fait un montage revisité (texte intégral, 40mn+10mn) avec des photos pêle-mêle de Jo dans ses 23 ou 24 participations à des pièces de la Compagnie, plus le prologue écrit pour l’occasion en 1998 et dans lequel André précise les contours de sa relation à la langue Occitane,

Ici La bande-son-vidéo de San Jorgi Roc

 

et pour mémoire…

Dans les années 68, j’ai croisé Jo un petit matin d’hiver avec ses potes dans un bar près des Carmes, lui avec ses colleurs et colleuses d’affiches, et nous, les situ-gauchistes, au bout d’une nuit de dérive, à détourner et calciner d’autres affiches…C’était notre première rencontre en dehors du théâtre. Il avait à cette heure embuée encore l’énergie pour essayer de nous convertir à la ligne des masses en regrettant la main de fer du camarade Joseph Djougachvili… Cette outrance pagnolo-stalinienne m’intrigait sans convaincre, mais je la trouvais bien plus séduisante que la litanie de contritions penaudes en vogue.
Alors, à bout de convictions, l’argument indépassable lui apparut: Il était et serait toujours prêt, me dit-il, à payer de sa personne et de ses « sentiments » pour obtenir d’une femme qu’elle prît, exténuée, la carte du Parti et finisse par adhérer…(le ton original était plus leste!)
Le jour se levait. Ses copines militantes avaient du rose aux joues et des étoiles dans les yeux.
Il avait la mauvaise foi grandiose d’un toréador, mais sa présence était naturellement protectrice. On a beaucoup rigolé ensemble par la suite.

En 1998, j’ai proposé à André d’aller enregistrer « San Jorgi Roc » dans les bois. On a pris la petite fiat bleu turquoise, on a cherché et trouvé, au dessus de Tavel, une lisière devant quelques pins oubliés séparés par une bande de terre retournée, parsemée d’éclats de pierre. On s’est tanqués là. J’avais bricolé une perche stéréo qui ressemblait aux cornes en bois qu’on utilise dans les écoles taurines pour remplacer le toro. Pas un souffle de vent, pas un oiseau, nul témoin, un silence de page blanche. André à débité son poème sans interruption pendant quarante minutes les pieds dans la caillasse, et je n’ai pas bougé d’un pouce non plus, les bras tendus. Etrange face à face.
La cérémonie terminée, de retour au théâtre, aucune parole pas le moindre commentaire durant le trajet. On eût dit que nous venions de commettre un acte fatal épouvantable.

La situation s’est éclaircie depuis. Mon projet d’aller gueuler le poème dans la forêt n’était pas innocent, cela avait à voir avec la lycanthropie et les hurlements de loup dont André m’avait instruit quelquefois. Dans le texte en Occitan, utilisé comme proto-langue matricielle, il invoque et appelle le frère sans cesse pour qu’il parle encore de vive voix, « oun te sies..oun te sies », et comme dans la pièce Xerxès, mais c’est du théâtre, l’invocation de Darius aboutit à le res-susciter et il parle. Là, nous étions sortis du théâtre, de ses codes, et nous jouions avec des sortilèges qui sont plutôt le lot des mages. Jo s’est sans doute incarné ici d’une manière ou d’une autre, au delà de toute attente, et la garrigue de terre rouge dans laquelle nous étions plantés n’y est pas étrangère. Pour André, il ne pouvait y avoir de témoin à ces intravagances et dès lors, entre nous, un pacte de silence enveloppa tranquillement la scène.
Quelques jours plus tard, il ajouta à ma demande un prologue pour le C.D.  Géronimo/San Jorgi Roc, avec la même économie de moyens et de mots.
Parfois je revois aussi ce tableau comme une variante de l’Angélus de Millet, entre mecs et sans la brouette, mais avec l’interprétation analytique qu’en fait Salvador Dali dans un bouquin rigolo qu’on trouve encore en Espagne.

Vingt ans après, le pacte s’est évaporé, et cette évocation est peut-être le dernier stratagème pour les entendre encore, le grand frère et le petit frère, mais inouïs.

JMP

statues éternelles, plaquées au mur

le 7 juillet 2016, la cérémonie réunissait plus de monde et de caméras que de spectateurs lors de la création de la pièce en 1996. Bertrand Hurault en maître de cérémonie pour accueillir  les édiles locaux, Philippe Caubère,  Ariane Mnouchkine. Claude Djian et Charlotte Adrien ont donné quelques extraits de « Statues », variante théâtre de rue, ce qui n’était pas une mince affaire. Là est la grande force du théâtre. Un texte dit initialement dans le noir et enfermé dans un cube clos qui se retrouve projeté en plein soleil sur un trottoir, toujours vivant…
Puis Ariane, les ciseaux à la main, en peu de mots, à demi-voix, a parlé du corps de l’homme, de sa beauté et de sa fureur inoubliables.
D’une main de sage femme elle a coupé le fil de ce qui semblait être un cordon ombilical des limbes et le linceul noir est tombé, laissant apparaître, rivée au mur, la marque d’un commencement révolu.
Et de là on a vu surgir des milliers d’oiseaux rieurs, chacun son cri, emporter à tire d’aile l’âme libérée du poète vers les herbes folles du vent.

 

photo_ABenedetto_1967_JMPeytavin

 

 

 

 

 

voir la vidéo

Cinquante ans après « Statues »

en 1966, la Nouvelle Compagnie d’Avignon créait au Théâtre des Carmes pendant le festival, Statues, une pièce d’André Benedetto.

Le TNP avait donné les Troyennes à la cour d’honneur, adaptation de Sartre, avec E.Hirt et Judith Magre. Puis Béjart entra en danse dans le lieu. Grands souvenirs.

On était venus de Rodez en mobylette et nous campions à la Barthelasse, à regarder le Rhône jusqu’au matin. Le festival avait seulement la cour d’honneur et le parvis du petit Palais comme lieux, le Verger pour discuter, et la place de l’horloge pour continuer la palabre toute la nuit.
René Duran avait repéré une toute petite affiche imprimée au pochoir et collée à intervalles réguliers sur le garde corps du pont Daladier. Dans une boulangerie du quartier des Carmes, j’avais remarqué la sculpture baroque de Georges Beaumont qui invitait au spectacle « Statues ».  Bref, on a été voir. Ils faisaient des tarifs étudiants et chômeurs. Une porte d’entrée vitrée en bois verni à coté d’un garage Simca.  Une petite caissière rieuse sortant tout droit d’un film de J.Eustache nous fait les tickets à la main. Un couloir, puis un espace cubique qui contient la scène et les spectateurs. Ce jour là, on était six en tout, assis sur des sièges rustiques familiers aux cinéphiles. Les échelles étaient en bois, le grill technique, espacé nombre d’or, également. Le décor était une sculpture d’objets usés. La main de l’ouvrier était subliminalement partout.

Le noir. Une voix dans le noir, qui déjà le tient à distance. Miouzic… et c’est la lumière qui vient. A l’intérieur du cube, deux cubes, avec les acteurs plantés dessus. Très proches de nous, à portée de main , sans protection chorégraphique. Le texte comme fumerolles éclairées de l’intérieur au dessus du magma. Je crois entendre quelque malice entre les cubes et l’Hécube des Troyennes, et dans cet espace clos il y a l’univers entier, tout l’espace des questions, intravagantes, extravagantes. Mais c’est aussi un tableau achevé de peintre, une variation de gris et de couleurs délavées, un rétable paîen. Une banderole de papier se déroule « libérez le vietnam », c’est pour le maintenant, avec en sous titre  le tempo, c’est pour la musique. Le géant Atlas passe chargé de son monde en ruine, c’est pour le mythe. L’actrice a des allures de cantatrice prophétesse grecque. Lui, par moments, dans son costume empesé, pourrait être ce Godot enfin arrivé de nulle part. Entre les deux, la petite fille installe le rectangle bleu saturé d’une piscine voulue.

On à découvert ce jour là le théâtre Totol, parce que ce théâtre contenait l’autre. Il avait l’inspiration, l’âme et les armes dont nous avions alors besoin. Puis on a discuté un peu avec ce gitan lanceur de couteaux et cette Compagnie si accueillante. On en a parlé aux potes, on est revenus. Dans l’hiver qui suivit, André nous envoya à Rodez une longue lettre tapée en rouge majuscule sur du papier pelure, histoire de dire, on pourrait faire équipée. C’est ce qu’on à fait, finalement.

Maintenant, cinquante ans plus tard, le 7 juillet 2016 au matin, on va poser la plaque du créateur du OFF. Etrange distorsion.  C’est le théâtre IN qui a été ré-inventé ici.

jmp/06/2016

voir le montage avec les photos de Statues prises par Marianne Ahrne en 1966 avec les voix d’André et Jacqueline enregistrées en 1996 un jour d’orage 

statues

 

Voir le film autour d’ A.Benedetto, « TEXTURES » qui est passé à UTOPIA AVIGNON le 7 juillet

 

plakat_textures_recto_30x40

argument du film textures

Le Memento Occitan dans le cadre d’un festival de solo de femmes

LES SOLIS

Festival de solos de comédiennes
Deux soirées en alternance au Théâtre de l’Opprimé

 Du 20 avril au 1er mai 2016 au Théâtre de l’Opprimé

 Soirée Les intermittences de la mort + Diotime et les lions les 20,22,28 avril à 20h30 et 1er mai à 17h

Soirée Mary’s à Minuit + Memento Occitan les 21,27,29 avril à 20h30 et 24 avril à 17h

Intégrale des quatre Solis les 23 et 30 avril à 17himage

Photo : Ellen Kooi
Quatre comédiennes. Quatre auteurs. Quatre spectacles, pour constituer un festival de solos de femmes. Un monologue écrit par Serge Valletti, une adaptation d’un roman de José Saramago, un poème d’André Benedetto, et un récit de Henry Bauchau : quatre œuvres très différentes, rassemblées ici par cette envie commune de quatre jeunes comédiennes de se confronter à l’expérience d’être seule en scène pour y porter une parole puissante.

 Les intermittences de la mort d’après le roman de Jose Saramago,            Editions du Seuil / par la Compagnie Moebius
Jeu : Marie Vires / Mise en scène : Jonathan Moussalli
Lumière : Lucas Delachaux / Son : Thibault Lamy Durée : 1h10

Diotime et les lions de Henry Bauchau / par le Sailor Théâtre
Jeu : Lou Martin-Fernet / Mise en scène : Laurent Cogez
Musicien : Sylvère Santin   Durée : 40mn

 Mary’s à Minuit de Serge Valletti / par le Sailor Théâtre
Jeu : Maud Roulet / Mise en scène : Lou Martin-Fernet
Lumière : Lucas Delachaux / Son : Quentin DumayDurée : 1h

Memento Occitan d’André Benedetto
par la Compagnie Comité 8.1

Jeu : Nelly Pulicani / Collaboration artistique : Julie Rossello-Rochet et J-P. Albizzati
Lumière : Laura Sueur / Son : Sophie Berger  Durée : 30mn

 

16€ (plein tarif), 12€ (étudiants, demandeurs d’emploi, -26 ans, +65 ans, intermittents, Pass Culture du 12e) et 10€ (groupe de plus de 10 pers., adhérents, -12 ans, structures partenaires, et spectacteur d’une autre soirée du Festival)

Buvette et restauration sur place (entracte de 25mn en semaine + dimanche et de 45mn pour les intégrales du samedi) – Pas de paiement par CB

 
 Accès rue du Charolais : métro Reuilly-Diderot / Gare de Lyon / Montgallet


Urgent17


nouvelle création, en partenariat avec le Collectif Le Bleu d’Armand.

Samedi 19 mars à 20h30 et dimanche 20 mars à 16h

Le Théâtre des Carmes vous présente sa nouvelle création, en partenariat avec le Collectif Le Bleu d’Armand.

Allo allo, vous m’entendez ? C’est moi, c’est l’histoire d’un type qui appelle au secours. Je suis cet homme sur le dernier carré de terre de son pays occupé.Mesdames et messieurs…Lumière sur l’occupation : privations, humiliations, exécutions !Bienvenue dans mon théâtre !

Le Collectif Le Bleu d’Armand s’empare du texte d’André Benedetto et propose une forme caustique à travers une succession de scènes quotidiennes et absurdes. Ce texte traite, sans véritablement le nommer, du conflit israélo-palestinien mais renvoie aussi à bien d’autres peuples, un peu partout dans le Monde et dans notre époque, sans parler du passé.

Texte André Benedetto Mise en scène Collectif Le Bleu d’Armand Avec Zoé Agez-Lohr, David Bescond, Nolwenn Le Doth et Anna Pabst Costumes et accessoires Thibault Patain Création sonore Morgan Prudhomme Construction décor Mario Orgiazzi Lumières Jean Tartaroli Régie Nicolas Maisse Durée estimée 1h Tout public à partir de 10 ans

rencontres 2015, avant l’état d’urgence

 

les rencontres André Benedetto 2015 se sont déroulées chaleureusement au milieu des lettres de Pierre François installées par C.Segurens, de témoignages et interventions théâtrales et poétiques.

L’urgence est dorénavant devenue une affaire d’état.
Crier ne suffira pas, sauf à devenir d’un stridence insupportable.
Commémorer, chanter, agiter des drapeaux, dérisoires danses de pluie.
La Science a eu raison de siècles d’obscurantisme et de soumission, avant d’être otage et complice de la réduction planétaire de l’homme à une marchandise virtuelle.
Urgent, penser écrire mettre en oeuvre un nouveau projet…

 

« Matinée d’ivresse »

O mon Bien ! O mon Beau ! Fanfare atroce où je ne trébuche point ! Chevalet féerique ! Hourra pour l’oeuvre inouïe et pour le corps merveilleux, pour la première fois ! Cela commença sous les rires des enfants, cela finira par eux. Ce poison va rester dans toutes nos veines même quand, la fanfare tournant, nous serons rendus à l’ancienne inharmonie. O maintenant, nous si digne de ces tortures ! rassemblons fervemment cette promesse surhumaine faite à notre corps et à notre âme créés: cette promesse, cette démence ! L’élégance, la science, la violence ! On nous a promis d’enterrer dans l’ombre l’arbre du bien et du mal, de déporter les honnêtetés tyranniques, afin que nous amenions notre très pur amour. Cela commença par quelques dégoûts et cela finit, – ne pouvant nous saisir sur-le-champ de cette éternité, – cela finit par une débandade de parfums.

Rire des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges, horreur des figures et des objets d’ici, sacrés soyez-vous par le souvenir de cette veille. Cela commençait par toute la rustrerie, voici que cela finit par des anges de flamme et de glace.

Petite veille d’ivresse, sainte ! quand ce ne serait que pour le masque dont tu as gratifié. Nous t’affirmons, méthode ! Nous n’oublions pas que tu as glorifié hier chacun de nos âges. Nous avons foi au poison. Nous savons donner notre vie tout entière tous les jours.

Voici le temps des Assassins.

 

« Matinée d’ivresse », A.Rimbaud- Illuminations

 

DELON

lavoirsoireesCHEVALETTjmp

 

photos des rencontres  2015

 

RENCONTRES 2015

 

affiche_rencontres_2015programme:

VENDREDI 23 octobre
18h : ouverture des rencontres
films : Textures : jm Peytavin
19h : apéro, vin blanc Montagneux , huitres
20h : 3 performances
1 : isabelle François : variations sur esclamonda en compagnie du moulin à images de P François
2 : Mel Monty : rap sur “ l’auteur avec un acteur dans le corps  »
3 : Claude Djian et carlos : Clement V

SAMEDI 24 octobre
théatre des carmes 14h 18h
tables rondes : du texte à l espace scénique
20 h: théatre à tavel: salle des fétes “ lettres anonymes d’aujourdhui ” par le théatre des Vents
mise en secene de stéphane Roux22 h: poésies au lavoir de Tavel

DIMANCHE 25 octobre
Itinérance poétique en camargue sur des textes “ des poubelles du vent ” A .BenedettoDépart 9 h
théâtre des carmes
Retour 18h voyage en bus (sur inscription)
voir bulletin / apporter un pique-nique

tracs102

lecture de STATUES sous le chapiteau du OFF

Conformément à ce que nous nous sommes écrit, j’ai fait procéder pour cette cinquantième édition du OFF à une réédition de STATUES, la pièce d’André qui a été jouée le 10 juillet 1966 au Théâtre des Carmes à Avignon.Il y aura une lecture organisée sous le chapiteau du OFF, le 10 juillet de 15h45 à 17h30. Cette lecture sera faite par la compagnie de Jean-Claude Idée fondateur des UNiversités Populaires avec Michel Onfray.Je crois que ça aurait plu à André.J’espère que vous pourrez vous libérer pour cette occasion. N’hésitez surtout pas à le dire autour de vous. Ce serait bien que le chapiteau soit plein.
Bien à vous.Greg Germain

Président de l’association du OFF Avignon Festival & Compagnies

statues

La dégustation aux Flambeaux

La dégustation aux Flambeaux d’André Benedetto sera jouée lors de Couleur Tavel le samedi 18juillet

place de la Fontaine à 18h.

 » La Baronne invite un ami dégustateur renommé pour faire avec le vin de sa propriété une démonstration devant des amis et invités de choix, tous des acheteurs potentiels. Il faut faire la fête.. »

 ce spectacle a eu un grand succès au festival de théâtre de Tavel en octobre dernier.

Couleur Tavel dans les jardins de la Condamine

 URGENCE A DIRE d’André Benedetto le 19 juillet à 18h lors de Couleur Tavel dans les jardins de la Condamine.

interprété par Nelly Pulicani et Jean-Philippe Ambizzati.

un texte fort écrit à Tavel pour l’implosion d’un batiment HLM d’Avignon, une barre face au vent qui oscillait et mugissait dans les grands coups de mistral, où les les premiers compagnons séjournèrent, où des centaines de familles vécurent . Ce texte était une demande de JM Peytavin pour être dit dans le spectacle pyrotechnique « N’espace qui se passe », cérémonie païenne baroque qui précéda, au pied de l’édifice, la destruction du vieux Batiment B à Chamfleury.

suivi d’un texte sur les Ponts, les Ponts du Gard et d’Avignon, celui d’Avignon prêt à l’envol, l’autre qui sort de la terre et de la garrigue accrochée .

(Bat. B, in Avignon Suite)

Programme Tavel

Couleur Tavel en détail

 

lecture bilingue de MORTES EAUX d’André Benedetto (FRANCAIS et ITALIEN)

par Guilia Donati et Claude Djian au théâtre des Carmes le 21 juillet à 18h (durée 1 heure).

(le massacre des italiens à Aigues Mortes)

Mémento occitan à St Christol-les-Alès

nelly_gp_nb

 Le vendredi c’est  NELLY PULICANI, qui présente en première partie de soirée le « MEMENTO OCCITAN »d’André Benedetto. Ce extrait est un poignant hommage à notre Occitanie où « la stridence des cigales scie les oreilles de l’esprit » et qui nous permet de découvrir tout le chemin parcouru par Nelly.

La Maison Pour Tous, Vendredi 21 mars à 20h30 – 10€ –

remerciements

Cher-es ami-es,

Quelques jours après la clôture de nos Premières « Rencontres André Benedetto », nous souhaitons, au nom de l’association Urgent Crier, vous remercier à nouveau, chacun -e, pour la générosité de votre présence et de vos diverses interventions.
Ces trois jours nous accompagneront durablement.
Ils donnent à nos projets d’éditions et de rencontres une nouvelle énergie et nous espérons que vous êtes prêt-es à poursuivre l’aventure.
La gratitude et les nombreux témoignages qui nous parviennent de spectateurs de ces journées vous reviennent prioritairement.
Amitiés,

Pour Urgent Crier :

Frances Ashley
Pascale Benedetto

FAUT-IL CRITIQUER? – NON, JAMAIS?

 

Si vous allez voir un spectacle donné par des gens que vous connaissez, parents, amis, relations, et que vous devez dire quelque chose à la fin, dites au minimum que c’est bien, que ça vous a plu du genre: J’ai aimé, c’est bien, vous êtes bons, etc… et au maximum, si vous voulez faire du zèle et faire vraiment plaisir, développez sur quelque chose d’un peu intéressant, de positif, d’étrange, d’insolite, etc…
Il est très bien vu aussi de poser des questions, de demander des précisions sur des détails, de montrer que vous vous intéressez à la création. Mais surtout ne faites pas de critique, pas une seule critique, pas l’ombre d’une critique, ne formulez même pas une petite réserve, vous fâcheriez et ça ne servirait à rien, même si vous faites cela parce que ça vous paraît utile dans l’intérêt du spectacle. Les moindres critiques négatives, les plus insignifian-tes réserves sont toujours très mal perçues. Les gens ne veulent pas de conseils, pas de leçons, pas de doutes, ils veulent plaire et c’est tout et si vous leur montrez si peu que ce soit que vous avez des réticences, ils en concluront qu’ils ne vous ont pas plu, et vous deviendrez un ennemi.
Il est vrai qu’il faut se méfier des critiques, et surtout des éloges, faites par des parents ou des amis qui souvent ne peuvent pas prendre la distance nécessaire et disent n’importe quoi. Mais si les professionnels écoutaient, s’ils voulaient entendre, ils pourraient tirer grand profit de certaines critiques qui viennent d’étrangers, de gens extérieurs au travail, surtout quand ils sont aussi du métier.
Hélas dans ce cas, c’est bien pire. Le confrère est perçu comme un concurrent jaloux, tout simplement. Il m’est arrivé de faire des critiques qui allaient dans le sens du spectacle, qui pouvaient le servir, l’améliorer et lui permettre parfois de poursuivre son parcours. Le pire que je me suis permis a été de conseiller à un metteur en scène et acteur devenu auteur pour une fois, de supprimer les décors trop lourds et de réduire la distribution de moitié, tout en conservant l’essentiel, c’est à dire l’histoire et le principe de jeu, afin de pouvoir poursuivre les représentations en tournée car le spectacle était trop lourd.
Il a très mal pris ces suggestions et m’en a beaucoup voulu par la suite. Il n’a donc pas tenu compte de mes suggestions et ce qui était prévisible, il n’a pas pu continuer à exploiter sa création, tandis que s’il m’avait écouté…
Je n’ai jamais tellement fait de critiques dans le passé mais depuis plusieurs années, depuis cette malheureuse expérience, avec quelqu’un avec lequel je me croyais en situation d’amitié, je ne fais plus jamais aucune suggestion à personne, même quand ce serait d’une extrême urgence comme je l’ai vu dernièrement, car ça ne sert strictement à rien.
Eh oui j’ai vu des catastrophes se profiler mais personne ne veut en profiler! Alors je te le dis: Laisse couler le navire, sinon on te reprochera d’avoir provoqué le naufrage.
Et moi alors, moi, comment je réagis? Eh bien voilà, je vais vous dire. J’écoute les critiques et la plupart du temps, je n’entends rien d’intéressant qui pourrait améliorer le spectacle. Dommage! Car je me dis que je ne peux pas voir l’énorme erreur fatale que je pressens peut-être mais que personne hélas ne veut me montrer et me conseiller ainsi utilement, par crainte de…
comme si tout le monde avait déjà lu les lignes qui précèdent!

A.B.