MEMENTO

le théâtre une passion dans un acteur sur un plateau devant témoins et en plein air c'est encore mieux et d'abord ils veulent te voir et t'entendre chaque jour respire de tous tes poumons, dans tous les coins sors la voix dans le masque, fais la sirène dans la colonne exerce-toi au ralenti des mouvements, à l'extrème ralenti pratique la lecture à l'italienne ne choisis pas de sens, ne donne pas de ton ne mets aucun mot en valeur ferme le sens pour ouvrir l'imaginaire dis toute une phrase d'un trait reste avec nous, pas de lyrisme creux joue à froid et stupéfait joue le clown et pas le clone articule chaque syllabe et savoure chaque mot empile des images, n'impose pas un sens méfie-toi des temps des silences tu es là comme un animal tu es le personnage tu fais l'image tu montres, tu ne démontres pas méfie-toi de l'orateur en toi et de ses mains laisse-toi chanter et danser prends le texte dont tu as besoin va chercher la technique dont tu as besoin apprends à parler sur un rythme à improviser un chant tu es dans un espace, tu l'articules tu es dans un temps, tu le révèles tu es avec d'autres dans le jeu tu es devant des témoins tu incarnes le verbe, tu le prolonges dans tous les sens tu es le centre-même ni mime ni danse ni cinéma ni peinture ni sculpture ni musique, théâtre    

 
LE PAIN LE VIN LE CHRIST DE CHAIR LES INTEGRISTES

Une de nos invitées s'en allait avant la dégustation. Je l'ai abordée. Elle m'a dit que je l'avais choquée, protestante pour qui lepain et le vin ont une telle importance. Elle n'avait jamais vu ça commeça. Je la crois volontiers. Pour elle sans doute depuis la petite enfanceles expressions: Ceci est mon corps, ceci est mon sang n'étaient quedes mots presque vides, ne renvoyant à rien de réel, de visible, de palpable, n'étaient que des expressions convenues, des formules.Une sorte de langue de bois!  Et voilà que ces mots tout à coup présentés dans ce contexte,joués, incarnés acquéraient une densité inconnue, une vie en quelquesorte, une espèce d'obscénité! Comme si soudain aux infos du vingtheures, les récepteurs s'ouvraient au moment du repas et que du sangen coule, et que des cadavres en sortent. Le réel réel épouvante. Nous avons besoin d'écrans... En l'occurence, moi je n'ai fait qu'extrapoler un peu, qu'illustrerun peu la parole. Car c'est bien lui, fondateur du cannibalisme religieuxqui a dit au fond: Mangez-moi! Buvez-moi! Je prolonge, j'interprète, jedonne tout son sens à sa parole en lui faisant dire: Mangez-vous etbuvez-vous les uns les autres! Car enfin c'est bien cela qu'ils font, ou dumoins les catholiques je crois, quand ils ouvrent la bouche pourrecevoir l'hostie. Et alors, moi aussi je suis choqué. Par elle! Par cette réaction siréductrice. De quel droit divin s'autorise-t-elle à être choquée?Comment peut-elle se croire détentrice de tout le sens, de tout le sang,de tous les sens? Et se croire le droit de contester ma parole? Laquelleémane de lui directement! Elle me parle comme si j'avais porté atteinte à sa foi, à son sensdu sacré, et même à son moi le plus intime. Comme si j'avais étésacrilège! Ca veut dire quoi: sacrilège? Il y a donc des intégristes parmi nous. Ils ne voient pas quejamais peut-être on ne leur a montré leur christ aussi vivant, aussi réel,aussi humain. Ils se referment dans quoi exactement? Heureusementqu'ils sont minoritaires et qu'ils n'ont aucun pouvoir. Sinon attention lafatwa! Comme en terre d'islam... Moi je ne cherche pas à provoquer. Je dis ce que je sens, ce queje pense... pour contribuer à l'élargissement des consciences. Hier soir il y avait une émission sur Arte (2/5) sur le procès deJésus. Il a été mis en question la responsabilité de Pilate, du Sanhédrin,etc... mais personne ne s'est demandé pourquoi l'église traduit: "Il leleur a livré" par "Pilate a livré Jésus aux juifs?" Pourquoi aux juifs? Ill'a livré aux chefs religieux de l'église de cette époque! Mais peut-êtreque ceux qui traduisent ont raison? Peut-être n'était-il pas juif ?  

 

 

INTERMITTENT

 

Dans un siècle qui a entendu un général franquiste proclamer: Vive la mort! et un propagandiste nazi s'exclamer: Quand j'entendsparler de culture, je sors mon pistolet! le mot d'ordre: Culture morte!lancé par un syndicaliste, ne nous parait guère judicieux... Si nous jouions chaque soir de l'année et que le théâtre soit pleinen permanence, on pourrait à la rigueur le réexaminer ce sloganfunèbre! Les spectatrices et les spectateurs seraient là haletants à laporte et on leur dirait: Ce soir vous n'aurez rien! On va vous montrercomment ça va être bientôt! Et ils auraient un tel besoin qu'ilscomprendraient. Mais ici où nous avons en moyenne cinq à six représentationsparmois, c'est tout à fait absurde de vouloir faire une préfiguration de lamort (quel étrange projet!) une mort dans laquelle nous sommes déjà enpartie, une mort dans laquelle on nous pousse lentement mais sûrement.Et dans ce théâtre qui a été durement frappé, on sait de quoi on parle.Mais on ne baisse pas les bras. On ne dit pas: Vous voulez qu'onmeure? Eh bien d'accord mourons! Jamais! Trimballer des cercueils pour protester, c'est déjà accepter lamort! Or c'est la volonté de vivre qu'il faut affirmer, de vivre et decréer. Et c'est alors un tout autre spectacle qu'il faut mettre enmouvement, et faire preuve de beaucoup d'imagination. Quand les intermittents ont voulu se réunir pour discuter, pour sedéfendre, pour continuer à vivre, nous les avons accueillis ici. Maisquand ils décident qu'il faut tel soir fermer les théâtres, et jouer lescadavres, là nous ne pouvons pas les suivre. Les intermittents assurent la permanence des spectacles, et de beaucoup d'autres activités dans cette société. Voilà ce qu'il faut expliquer aux gens qui ne le savent pas. Enoncer les arguments, lestransformer en images et en scènes, les jouer, se mettre un peu àcontribution les uns les autres.VIVE LA VIE!  

 

A AVIGNON IL N'Y A PLUS QUE DU OFF DEPUIS

PLUS DE TRENTE ANS Nous avons joué en 66 pour le plaisir, pour exister. Jusque là il n'y avait que le Palais avec sa cour et son verger. Nous avons ainsi fait sauter un verrou, dans les têtes.Sans le vouloir bien consciemment. Nous avons ouvert une brêche dans le sacré, dans letemple, dans l'église, dans la caverne de Platon où les esclaves enchaînés regardent lesombres projetées sur les murs. L'année d'après d'autres troupes sont venues et le Off naissait sans même lesavoir, tandis que le In lui-même entrait dans ce Off en ouvrant un deuxième lieu auCloître des Carmes. Depuis, les lieux du nouveau Off et ceux de l'ancien In n'ont pascessé de se multiplier. Si bien qu'aujourd'hui il n'y a plus qu'un énorme festival off! Schématiquement on peut dire que:- de 47 à 65 il y a eu un Festival qui avait une direction artistique et un projet théâtral,- en 66 une brêche a été ouverte dans le concept, provoquant sans intention de leproduire l'éclatement qui va s'ensuivre,- depuis 67 un off qui ne cesse de se développer de toutes les manières dans toutes lesdirections, à partir de tous les centres, y compris celui du In. Préciser encore qu'il n'y a pas une époque Vilar et une époque post-Vilar. Carc'est Vilar qui a voulu ce développement. Et il s'en est même expliqué! Le In fonctionne de plus en plus comme le Off. Il n'a plus de direction artistique,ni de projet théâtral, mais il a de l'argent, beaucoup d'argent. Alors il se contente deparcourir le monde, de recruter des troupes pour remplir les cases d'un calendrier etoccuper au maximum des lieux publics et des plages horaires. Après un ensemble depays, un continent, puis un autre, des regroupements arbitraires: pays de l'est, paysasiatiques... Bientôt le théâtre selon le Tour du Monde en 80 jours, ou n'importe quoid'autre, pourvu que ça ait toujours un petit côté encyclopédique. Après le concept d'art,celui de carte d'identité et de relevé bancaire! L'Opéra de Pékin représenté par Taïwan,d'après ce qu'on a dit, ça pose tout de même des problèmes d'essence-même! Le In organise même des parades dans les rues et joue à fond la carte du folkloreet du spectaculaire de type télévisuel intervilles. Et il ne rêve que de faire disparaître leOff sans se rendre compte qu'il disparaîtrait du même coup puisqu'il est devenu lui-mêmele Off. Oh certes il y a encore des grandes différences. Ainsi le In dispose d'un budgetconsidérable, de tout le patrimoine de la ville et de tous les médias, sauf quelquesrebel-les. Il dispose de dix fois plus de moyens pour produire dix fois moins de spectaclesque le Off. Il dispose sans bourse déliée de tous les grands lieux publics d'où il voudraitmême chasser les visiteurs de passage! Et puis ne venez pas parler de qualité. Les laideurs de tous les mauvaisspectacles du Off réunies en trois semaines n'atteindront jamais la monstrueuse laideurd'une seule représentation dans la Cour.  Là où ils se débattent dans la vulgarité et dansl'impuissance, dans un lyrisme de pacotille, odéonesque et d'avant-guerre, dans unegueulerie époumonée de castrats à longueur d'heures! Et après ça ils viendraient faire lamorale, se plaindre des cartons qui pendouilleraient comme après des lendemains de fête,eux qui détruisent systématiquement la fête des esprits. Eux mais c'est qui? Une petitecaste qui ne rêve que de se replier sur elle-même et de jouir seule de toute la beauté(qu'ils n'ont pas encore assise sur leurs genoux, soit dit en passant avec R.), une petitecaste bien irritée au fond de cette énorme et phénoménale démocratisation de l'art, de lapratique de l'art. Ce qui est en question c'est timidement peut-être un mode de vie, et larecherche d'un autre mode. Peut-être! Et je dis ça sans illusion, en sachant que beaucoupne rêvent que de devenir le In! S'ils sont des fonctionnaires, ça leur arrivera un jour. S'ilssont des vrais artistes, ça leur passera, ou ils n'en rêvront jamais. Les cartons exposés pour s'afficher, pour attirer les spectateurs, pour crierl'existence, si vous les lisez vous y verrez les témoignages d'une incroyable vie du théâtreau quotidien engendrée par des centaines d'hommes et de femmes, de jeunes hommes etde jeunes femmes qui ne sont pas venus ici pour gagner de l'argent, ni pour recevoir descachets mirobolants mais pour faire du théâtre. Et ils le font de toutes les couleurs. Ilsrevisitent tout, le pire et le meilleur. Ils témoignent d'une richesse et d'une variété, d'unepuissance de création dont il y a plutôt lieu de se réjouir que de se plaindre. Et quand unauteur de 17 ans vous apporte sa pièce comme une offrande -une pièce de jeune auteur,injouable peut-être mais avec un verbe étonnant et des folies- il y a de quoi s'interrogersur l'arrogance de cette caste de privilégiés. Pour quelques uns qui se plaignent d'avoir subi un mauvais spectacle dans le Off,combien de milliers qui se plaignent de s'être ennuyés dans la Cour? Et vous avez desgens qui ne rêvent que de mettre de l'ordre, que d'interdire! Mais au nom de quoi? De laliberté des plus riches? Et la liberté d'expression? Et la liberté d'entreprendre? Oh oui il ya des abus. Il y a des amateurs qui jouent sans s'avouer, et sans payer des chargessociales! Sans licence d'entrepreneur, sans patente! Il y a des négriers, des exploiteursmais il y a beaucoup d'équipes jeunes qui se lancent et qui donnent plus qu'elles nereçoivent. Somme toute, le pays a plus de raisons d'être fier de son Off que de son In! Dans cet énorme Festival d'Avignon qui propose entre 5 et 600 spectacles, lestroupes venues de l'extérieur, mises à part celles qui bénéficient de conditionsprivilégiées d'accueil ou qui s'organisent entre elles sur un même lieu, ces troupes entransit sont soumises à deux régimes radicalement différents. Les troupes invitéesofficielles reçoivent de l'argent, occupent gratuitement un lieu public, se réservent desplaces de parking, bénéficient de l'assistance technique, de la pub, de la sécurité desrecettes, du renom du Festival, de la presse, des radios, des télés. Les non-invitées nepeuvent compter que sur leurs recettes propres, doivent louer très cher une tranchehoraire, ne bénéficient d'aucune assistance municipale et sont bien contentes quand unpigiste local leur consacre un article, en espérant la venue d'un national qui ne sera pasforcément meilleur mais qui a une bien plus grand audience. Un des gros problèmes de ce Festival est celui posé par les loueurs de salle, quiétant ou pas du métier, louent 8 tranches horaires entre 50 et 80.000F l'une, parfois dansdeux et même trois salles ou cours. Problème qu'il faut résoudre! Quel recours y-a-t-il?Peut-on empêcher cette récupération privée de l'argent public que les troupes doiventsouvent prendre sur leurs subventions pour investir dans un créneau horaire? Les pouvoirs publics, les collectivités devraient acquérir ces lieux et les mettregratuitement à la disposition des troupes selon des critères à définir, puisqu'après tout lestroupes officielles disposent déjà des espaces de la collectivité. Il faut aimer le théâtre pour s'occuper de théâtre! Etc... Quiconque viendra vous dire qu'il y a trop de spectacles off, dites-lui qu'il estcomme celui qui estime qu'il y a trop d'étrangers et qu'il risque un jour de s'entendre direlui aussi qu'il y a trop des gens comme lui...   Ah Letizia! Ieri alla mattina sono arrivati i librial pomerrigio ho faxato due volte al 61 71 144e ciascuna volta, la sua voce: pronto, pronto, pronto...allora ho telefonato e lei me ha dato un altro numeroallora ho faxato al 61 67 512e ancora la sua voce: pronto, pronto, pronto...allora ho spedito il fax come una lettera!Oggi faxeremo alla notte dope le diecidope la rappresentazione di " La Dégustation aux flambeaux"una nuova commedia con vino del paese...Speremo che il fax funzionera durante il vostro sonno!Vengo di scrivere a Giovanni che sono felice, e anch'io fiero.Si si è molto buona la colore, la stessa che la mia camicia per recitare.Recitero Nous les Eureupéens ad Avignone il 26 aprile, a Montpellier i30 aprile, 1 e 2 mai maggio e il 13 maggio alla Guadeloupe! Parlero dellibro,de lei, de Giovanni e de Lorenzo. L'arrivo del libro adesso è unbuon segno.Tutto il libro è un bel oggetto. Mi piaciono la coperta, il disegno dellap.58 e la p. 77, la traduzione e il prefazione. Le due testi insieme: unabellissima idea.Non sono preoccupato per i diritti d'autore. No problema! Vorreisoltanto sapere che cose mandare, spedire a Giovanni, a Lorenzo:sigari? sigarette? dolci?  oggetti? vini? libri? La prego de consigliarmi.Fax 00 33 4 90 86 52 26Grazie per i libri blu e per il rosso de Sand,e per il prossimo consiglio.Anch'io spero di vederLa un giorno. Affettuosomente,Ho conosciuto Dario Fo vinti-cinque anni fa, per due giorni!   

 

LA PEAU DU PERSONNAGE

Oh je t'en prie arrête! Tu me donnes le vertige. Tu es comme un troufion qui a perdu le pas cadencé et qui saute, qui saute à côté de sespompes pour essayer de le reprendre. Arrête d'essayer de sauter dans lepersonnage, de lui sauter dedans, arrête d'essayer de t'immiscer en lui,de l'envahir, comme s'il marchait à côté de toi! Le personnage n'est pas quelqu'un d'autre qui serait à côté de toi,dans lequel il faudrait se glisser. Il n'y a que toi et puis c'est tout! Tu neveux pas me croire et pourtant je te le répète: C'est toi le personnage!Mais oui toi là actrice, acteur et même comédien, comédienne, et enextrapolant un peu, oui oui c'est toi aussi, ou femme ou homme, jeunehomme, jeune fille, n'importe qui! Je te le dis c'est toi! Toi, on te connait, ne serait-ce qu'un peu. On connait la couleurde ta peau, de tes yeux et de tes cheveux, ta corpulence, ta taille, tapointure et toutes tes mensurations. Toi, on connait le timbre de tavoix, sa tessiture, ton articulation et ta respiration, ton allure et tadémarche, tes gestes familiers, tes tics aussi. Toi on connait ton rire,ton pleur possible, ton sourire ou ta sale gueule... La peau du personnage dont on te parle tant, c'est toi. Se mettredans sa peau c'est juste endosser ses habits, enfiler ses chaussures et semunir de quelque objet, l'accessoire qui le complète. Eh oui, tu es lapeau, l'enveloppe extérieure. Tu es le contenant. Et même, tu es mêmele contenu! Bizarre! Tu joues à refaire quelqu'un avec les phrases qu'ildoit dire et les mouvements qu'il doit faire...  Et alors tu vas voir un peu comme c'est extraordinairement curieux. Que tu sois dedans, il n'y a pas de doute, sinon il y aurait quid'autre avec sa chair et ses os. C'est donc bien toi que tu es dedansmais si tu es là-dedans toi-même c'est comme quoi que tu y es? Commeune simple récitation? Comme une ingurgitation d'alcool ou d'autredrogue? Comme une transe provoquée par le par-coeur? Car il faut bien que tu y sois puisque tu y es déjà totalement maisil faut que tu y sois aussi comme un autre, c'est à dire comme celui àqui tu joues, celui à qui tu veux nous faire croire même si peu que cesoit que tu serais. Et pour cela il faut bien que tu te glisses que tu tecoules dans une sorte d'ombre, de vertige, d'esprit, d'incube ou desuccube, dans une sorte d'hypothétique peau d'un personnage qui n'aaucune existence, qui n'a même pas la peau sur les os. Cela montre un paradoxe de l'acteur autrement plus complexe etplus passionnant que celui de Diderot, ce très pointu penseur que parailleurs j'admire.   

 

Amigas e amics bonjorn en totei. Vos presenti Peire Pessemesse e la cola de Rasteu que va legir sa peça:  

Quora siau estat jogar quauquei morceus de Nous lesEureu-péens au festenau de Mollans, es estat un jorn important per ieu.Ai rescontrat dei gens, ai vist dei pèças de teatre, e ai crompat La Tesi,lo darrier libre de P.P. qu'es un escrivan que m'agrada fòrça. P.P. es un escrivan dei grands e sa lenga es lo provençau. Salenga es aquela qu'ai ausida dins ma joinessa, ont ai trobat totei lesmòts qu'emplegavian nistons e qu'eran pas d'argòt coma o cresiam maid'occitan. La lenga de P.P. es una lenga rica, una forma efemèra esubran eternala dau reau que de lònga cambia, una lenga minerala,vegetala, animala, una lenga d'abans Versailles, una mescladissaespelofida, una sòrga e una fònt mai es pas la fònt de Nimes... Es una lenga que bolega e totjorn en trin de cercar e de se faire,una lenga que vos dòna enveja de legir encara un pauc, de parlar e maid'escriure. Es una lenga que vos dòna d'adjuda, que vos pren per la manper vos faire charrar. Es benleu una lenga de reconciliacion, una lengamoderna, una lenga per l'avenir, la lenga dau brès de deman perque setròba dins aquela lenga, me sembla, l'engenh meteis de la lengaprovençala. I a pas ges de vertat , i a un tipe au mitan dau mond qu'esen trin de faire sortir la lenga... Quand sa peça LoViatge a Cuba m'es estada donada de legir mene siau congostat e ai decidit de la faire coneisser. E uei anatz laconeisser, mai soncament per la legida. Es l'istòria de dos pareus vesinsque se parlan plus dempuei mai de vingt ans dins son vilatge e vaquique se retroban dins lo meteis viatge toristic a Cuba. Dau vilatge auvilatge en prenent l'ala dau viatge. I a mai de sens aqui dedins que nepodetz pensar! Aquelei quatre, dos per dos, se van fugir, puei se reconciliar e finfinala s'empegar ensems amb totei lei rons de l'isla. Vesem ansin queCuba sota de la sarrada e dau blocatge nòrd-american es lo païs de lareconciliacion. Coma avem decidit de trabalhar amb l'ostau de païs de Rasteu,son elei que van legir la peça. Ieu legirai leis indicacions escenicas quese dison ara lei didascalias. Vos grandmerceji d'estre toteis aqui ambPeire Pessemassa,l'ostau de païs de Rasteu,  

 

L'AUTEUR-ACTEUR-PHENIX

ou l'auteur et l'acteur!

C'est l'histoire terrible d'un auteur de théâtrequi est possédé par un acteurqui a un acteur dans le corpsqui a un acteur dans le ventreLà logé dans le plus profond de cet auteurcet acteur-là pendant longtemps paisiblequi ne dit presque rien pendant plusieurs annéeset qui fait son boulot d'acteuren laissant l'auteur grandirse comporte à la perfectionOn lui demande de faire des petits rôlesil les fait avec plaisiron lui demande de jouer un marchand d'entonnoirsil joue le marchand d'entonnoirson lui demande de jouer un marchand de ratsil joue le marchand de ratssans sourcillersans discuter sans pinailler sans contesterOn lui choisit des poèmes à direfrançais chinois nord-américains soviétiquespeu lui importe il les apprendil les récite à la demandeça ne lui pose aucun problèmesauf que c'est, les poèmes, très difficile à direparce qu'on ne sait jamais commentIl joue Tchékov, Beckett, Brecht ou Claudeltout ce qu'on veut sans hésiteril joue parfois des pièces à moicet auteur dans lequel il vitpas cabotin pas m'as-tu-vu sans prétentionil a même refusé par humilitéde jouer un rôlespécialement écrit pour luile pilote d'Hiroshima qui a cherché après la guerreen commettant des vols à main arméeà se faire condamner et punirpour avoir indiqué que les conditions climatiquesau-dessus d'Hiroshima une des trois villes choisiesétaient très bonnes pour un bombardement(...) Non il n'a aucune exigenceil est dedans l'auteur et il lui obéitet comme un serviteur zéléil se tient à son serviceet quand l'auteur monte un autre auteuril se met aussitôt en quatreil ne recule devant aucun effortil apprend même à danser les claquettespour jouer Dudley Craving Mac Adamou portant une montagne de masquesil joue le choeur à lui tout seul des PersesTout ce qu'il faut faire il le faitjamais ne rechigne à la tâcheet s'il faut jouer un noir il se proposeil se maquille entièrement en noiret même en scène pour faire plus moderneil va toujours dans le bon sens spectaculaireprêt à faire tout ce qu'on veutaucun auteur aucun metteur en scènene peut souhaiter avoir mieux sur une scèneil est en somme un acteur idéalet quand je conteste il m'approuve(...) Cet été-là de 66 ce fut un été décisifpour moi et pour mon locatairemon cher hôte permanent acteur privé âme damnéeil s'opéra en lui une transmutation et il se mit à naîtrece ne fut pas alors un changement brutalmais une lente évolution une irrésistible croissanceà partir d'une simple image de presque rienvenue de son désir de son imaginairel'ombre d'un homme dans un coin du théâtrepoursuivi par un projecteurElle venait de lui il se voyait traquémoi je veux exprimer lui il veut s'exhibermoi montrer lui se montrermais cette image-là je m'en suis emparéà cette époque-là la guerre du Vietnamjetait sur notre table aux heures des repasses enfants nus terrifiés en larmesses corps calcinés au napalmses assassinats en directet ses bonzes en flammesL'ombre de mon acteur traversait ces enfersme conduisant de personnage en personnageet survolant le mondeet découvrant le théâtre gigogneun personnage en joue un autre qui en joue un troisième qui en joue un quatrièmetous emboîtés comme des poupées russesla fameuse distance à la portée de tousil vit tout le parti qu'il pouvait en tireril se mit à rêver à je ne sais trop quoiil se vit en héros pour je ne sais pas quiil m'obligea à revenir à la motoà la moto de grosse cylindréeJ'ai du abandonner le chapeau les gants la cravateendosser le blouson, serrer le casque et enfiler les botteshooligan de retour il m'a fait basculeret sa saga à lui a enfin commencém'a suggéré de reprendre les Perses à troissous le titre de Xerxèsil jouait Xerxès et sa propre mère Atossas'il avait pu il aurait bien joué son père aussijouer tout et n'importe qui n'importe quoi (...) Ce fut la bagarre sans fin pendant dix ansquand il avait un beau rôletout était bon pour faire du tapage et foutre le bordelm'obligeant moi timide et discretà taper sur la grosse caisseà jouer de la guitare et de tas d'autres instrumentsà jouer comme un loup avec ce hurlement...mais en 76 après Géronimo et pour plusieurs annéesle retour à la base et fini les grands rôlesjusqu'en 81 puis en 83(...) Bref il m'en a fait voir de toutes les couleurset tout dernièrement encoreil a voulu jouer au metteur en scène sur scène:"Joue pour moi jeune fille"!.......................................extraits d'un très long texte inédit non joué écrit en mars 91   

 

André BENEDETTO théâtre des charmes 84000 AVIGNON
à
Thierry PAILLARD compagnie le rouge et le vert 13 ARLES
 
Cher ami,   Je vous remercie de m'avoir invité à la lecture de votre prochain spectacle. Comme je vous l'ai dit rapidement à la fin, j'ai apprécié ce travail et souhaité que la ville d'Arles la première, sache l'aider comme il le mérite. Le choix du thème est pertinent et renouvelle un peu la vison qui s'impose trop souvent de ce "pauvre" Van Gogh, souffrant dans son coin comme un damné! Ici au moins on sent la création au milieu de la vie quotidienne. Le montage et le rythme sont bons.  C'est une belle idée de montrer cette amitié du facteur et du peintre. La sempiternelle vie passionnée de l'artiste s'enrichit tout à coup de la vraie vie entre les gens. Il faut dire que ce Roulin était quelqu'un lui aussi d'étonnant. Vous avez eu raison de suivre la leçon de Michon. Vous sera-til possible d'utiliser un portrait de Roulin? Meilleurs voeux pour la suite!
 
P.S. Ceci dit je dois vous faire deux remarques. D'abord, le titre me paraît faible. En général il est préférable que le titre ne fasse pas de commentaire sur l'oeuvre, et qu'il se contente simplement de la désigner! Exemple: Le Facteur de Van Gogh! Pour qu'on sache de quoi il s'agit! Ensuite si vous devez refaire une lecture, demandez-vous si le texte à la main n'est pas plus efficace que les pupitres, très tendance? J'ai reçu un groupe polyphonique corse: Voce et Terra. Ils chantaient autour d'un pupitre, parce qu'ils ne savaient pas les textes par coeur! Et moi j'avais l'impression que leurs voix ne sortaient ni de leurs poitrines ni de la terre mais du pupitre!
Evidemment la question se pose de savoir s'il vaut mieux pour une lecture que le texte sorte d'un corps ou d'un pupitre? De toute manière, à partir du moment ou un texte est proféré, de n'importe quelle manière, il n'est plus le texte qui est écrit! La chair déjà l'a corrompu de ses haleines... Oui bien sûr que le pupitre permet de dégager les deux mains...


 
  PAS DE SPECTATEURS AUX REPETITIONS

   Curieux comme il y a des évidences qui mettent des décennies pour devenir claires. Dans la nuit du 12 au 13 mai 01 vers minuit trente chez Avedis, tandis que j'expliquais la contradiction dans toute répétition entre la nécessité de préparer la représentation pendant la répétition et la nécessité de n'en pas tenir compte pour ne se consacrer qu'au travail de la répétition ici et maintenant, j'ai soudain compris pourquoi nous n'aimons guère avoir des spectateurs, des témoins pendant que nous répétons.
 En général on prétexte que les acteurs n'aiment pas, que ça gêne leur travail, qu'ils sont dans une phase intime et qu'ils n'apprécient pas d'être ainsi dévisagés par des espèces de voyeurs. Certes il y a de cela mais ce qu'il me parait surtout c'est que les personnes étrangères dans la salle deviennent automatiquement des spectateurs. Et tout spectateur comme toute spectatri-ce entraîne presqu'automatiquement l'acteur ou l'actrice à jouer, ce qui n'est pas du tout souhaitable.
 Quand ça joue ça ne prépare pas, ça se consomme, ça se consume, et donc on perd du temps, on ne travaille pas et on risque de s'engager dans une mauvaise direction. C'est la répétition au risque du spectaculaire! Peut-être suis-je en train d'enfoncer une porte ouverte?

 


  TETANISME
   Le verbe se fait chair, la chair se tétanise et si tu n'y prends garde elle devient de l'os. Des éclairs sont lancés mais ils ne brûlent pas!  Les filles, je leur demande de parler en dansant. Elles parlent, elles bougent et peu à peu le verbe prend le dessus, et il tétanise le corps.  Je connais bien ce phénomène que j'ai souvent éprouvé au cours des grandes improvisations. Je suis tellement tendu par la volonté de produire un verbe fort qui tienne le coup qu'il vient un moment où je m'immobilise et je me pétrifie peu à peu. Avec la peur de se casser et de perdre un morceau.  J'ai compris qu'il faut d'abord commencer par bouger, par danser et parler ensuite dans le mouvement, mais si on lâche les mots en premier c'est foutu. Le verbe se fait chair et la chair se fait os.  L'une est paralysée par son "lyrisme" de petite chève de monsieur seguin nianiania et l'autre par ses codes de trapèze. Paralysée par sa compé-tence acrobatique! Il faut qu'elle prenne conscience de ses impératifs à elle et qu'ensuite elle ménage un couloir à la parole à l'intérieur de sa structure solidement établie. Alors à l'intérieur de son mouvement, elle émet de la parole et même immobile elle doit continuer à trapézer, à frissonner.  D'où la nécessité pour toutes les actrices et pour tous les acteurs de se mettre en mouvement sur scène même en restant immobile. Il faut que ça bouge d'abord et préalablement à la profération du moindre mot, un peu à la manière d'un boxeur.  Globalement l'acteur ne sait ni danser, ni chanter. Sa propension au lyrisme et sa volonté de mettre une intonation doivent être diverties, effacées,  transmuées. Voir par ailleurs: l'acteur est un tuyau.
mer 27 06 00

 


  L'ACTEUR EST UN TUYAU

   Tu devras lui dire que c'est lui le tuyau. Car l'acteur ne doit être qu'un tuyau, sans chair et sans âme. Rien d'autre qu'un tuyau d'arrosage  qui doit laisser passer les eaux, et il n'a pas à se préoccuper de la température, de la qualité, de la couleur des eaux qu'il conduit! Et ne pas s'entartrer, se déformer, se boucher. L'important est qu'elles coulent, les eaux!
 Et meilleur sera le tuyau, et meilleur sera l'acteur. Moins il sera le personnage, plus alors il sera lui-même, et par conséquent paradoxalement plus il sera le personnage. Difficile à faire comprendre. Ils croient qu'on veut les empêcher d'être eux-mêmes, de s'exprimer, alors que justement on cherche le contraire qui est de leur permettre d'être enfin ce qu'ils sont dans leurs profondeurs.
 On connait cette répartie:
- Comment vas-tu?
- Yau de poële!
 Le clown qui a ainsi répondu bêtement à une question rituelle par cet écho, par ce prolongement, par ce jeu de mots a révélé tout le secret! Peut-être se sentait-il sur la piste comme un tuyau de poële ou peut-être de poils, comme une bête. Comme un tuyau, comme quelque chose de creux qui laisse passer la parole du personnage qui n'existe pas.
 Ça passe à travers moi. Il a pu constater, ce clown-là. Quelque chose passe. Quelque chose parle. Quelque chose joue. Quelque chose tire, comme dit le maître de zen. L'archer doit tout faire pour que "ça tire", indépendamment de lui, et souvent même malgré lui. Et pour cela il faut: devenir transparent, immatériel, et d'abord perdre toute volonté de réussir.
 Le bien faire n'est pas de chercher à atteindre la cible, mais de permettre le lancement de la flèche dans les meilleures conditions. Pas un accroc en toi, pas une aspérité, pas un désir, pas une intonation, pas une indication de sens, pas une pensée même, rien! La technique suprême est le total effacement de toutes les techniques et de toute volonté de gagner. Difficile!
 Tu seras sur la scène comme le tuyau d'arrosage qui ne fait pas de sentiment, qui accomplit sa seule tache: de laisser couler les eaux... Ici je pense arroseur arrosé. Je ne sais pas pourquoi. Je ne vois aucun développement possible à cette image.
 Bref tu n'as pas à apprendre mais à désapprendre. Jouvet qui écrivit quelque chose comme, je crois, la vaine manie d'un moi te possède, médite-le. lun 14.05.01


 
  C'EST TOI LE MODELE

   Il a fait des stages et des formations de théâtre, de bouffon médiéval, de mime et de clown, de danseur-acteur-chanteur, de clown encore, sur plusieurs années. Plus une année dans un conservatoire. Plus ou moins, il pratique le théâtre depuis quinze ans. Il a participé à plusieurs spectacles... et même avec des gens connus, qui ont du métier... Et pendant tout ce temps et avec tous ces gens, il n'a rien appris, pas même à lire à l'italienne.
 Ces gens qui auraient dû l'aider et qui ne l'ont pas fait, que faisaient-ils? L'ont-ils jamais écouté une seule fois? Comme ils auraient dû. Ou alors ils ont les oreilles tellement gâtées et corrompues qu'ils ne peuvent plus se rendre compte de rien. Ils laissent se dérouler la chansonnette presque traditionnelle, sans jamais l'interrompre. Il le laisse parler faux.
 Il met l'intonation comme s'il récitait la petite chèvre de monsieur seguin, il fait du lyrisme de pacotille en relevant toutes les fins des phrases et des vers, il parigotise le texte, il met des mots en valeur on se demande pourquoi, il ponctue de ses mains comme un politicien un discours, il laisse parler quelqu'un d'autre à sa place
 Quand je dis qu'il n'a rien appris, ça veut dire qu'on ne lui a jamais demandé de se mettre au centre de lui-même. On ne l'a jamais entrainé à ça. On ne lui a jamais dit que le personnage n'existait pas. Il croit encore que le personnage est à côté de lui et qu'il doit essayer d'y entrer dedans, de lui entrer dans la peau. Comme les soldats qui apprennent à marcher au pas. La cadence avance à côté d'eux, ils y sautent dedans. D'où peut bien sortir cette expression: la peau du personnage? De quelle penderie?
 On ne lui a jamais dit franchement: l'indication que je te donne n'est pas une forme dans laquelle tu dois entrer, car c'est toi la forme. On ne lui a jamais révélé la vérité première à savoir que c'est lui le modèle, qu'il n'y en a pas d'autre. Et moi je devrais lui dire que c'est lui le tuyau. dim 13.05.01
 
 
  JEUNE OU VIEUX C'EST PAREIL!

   Homme aimable, oeuvre admirable, Omar Khayyam! On l'imagine déjà un peu vieux quand il écrit ses quatrains. Il fait le bilan, le constat, l'état des lieux. Il parle bien, au nom de la vieillesse. Il remue un peu les regrets. Il diffuse mélancolie. Il éponge la tristesse. Et les vieux qui l'écoutent se disent comme lui Ah c'est bien vrai. Il aurait fallu profiter, ne pas se démener pour rien, ne penser qu'à jouir. De leurs regrets, ils font a posteriori, des règles de conduite. Mais s'ils redevenaient jeunes ils recommenceraient pareil, tous leurs excès! Peut-être?
 Si vous faites des ateliers avec des dames et des messieurs agés, vous verrez comme ils aiment les histoires d'amour. Quel que soit le point de départ et le sujet, ils n'improvisent que de ça: l'amour-l'amour. Ils revisitent leurs jeunesses. Et ils frémissent et ils revivent. Et ils vivent par le théâtre quelque chose de grand, de parfait, l'idéal. On peut se demander si toutes les histoires de Tristan et d'Iseut, ne seraient pas des oeuvres de vieillards. Ou alors de très jeunes gens en révolte. Les vieillards sont des ados, les ados sont des vieillards. Ils se disent: j'aurais aimé ou j'aimerais que ce fut ainsi!
 Omar Khayyam peut-il être un exemple, un modèle pour la jeunesse? Est-il lui-même un très jeune poète Oui parce qu'il est en rébellion. Il fait la profession de foi de quelqu'un qui ne veut pas être dupe. Il refuse toute croyance, tout dogme, toute idée reçue. Il est très jeune. Il entraîne à la lucidité, il contribue à forger des esprits libres et purs, il conseille l'amour, la recherche du bonheur simple et la consommation du vin, quintessence de l'univers, sève-même de la terre. Il n'est pas dans le mystique, il est dans l'idéal, il est dans l'érotique, il est dans le voyage et dans la liberté.
 Du vin ou du haschisch? Ou n'importe quoi d'autre, ainsi que prêchait Baudelaire, enivre-toi, peu importe de quoi... Et les adultes alors, les femmes et les hommes mûrs, où sont-ils donc? Ils sont en train de basculer d'un idéal dans un autre idéal. Et ça leur parle très vigoureusement. On les voit bien rentrer à la maison, se servir un verre de vin et se dire en le sirotant: Bon alors maintenant, que vais-je faire? Et c'est à elles et c'est à eux de décider!